Le 16 janvier 2012, France Active et la Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA) rendaient publique une enquête sur le financement des associations. La Gazette des Communes a relayé l’information sur son site. Cette enquête montre de manière flagrante la difficulté croissante des associations en matière budgétaire.
Un point important à noter : le mécénat reste marginal. En général, ce mode de financement ne dépasse pas 3% des ressources. Mises à part les associations liées à la solidarité internationale pour lesquelles cela peut atteindre 15%.
Il est clair que le financement privé ne pourra pas remplacer les subventions publiques à la même hauteur. Mais il serait quand même de voir comment augmenter ce pourcentage si bas. Différentes pistes peuvent être explorées :
- sensibiliser les entreprises sur leur rôle sociétal : Les entreprises, notamment de par le développement des questions de RSE (Responsabilité Sociale des entreprises) ou RGE (Responsabilité Globale des Entreprises) sont de plus en plus soucieuses d’établir un dialogue avec leurs parties prenantes (salariés, fournisseurs, clients, riverains, collectivités, associations…). Le mécénat peut être un outil de plus au service de la RSE, en permettant un dialogue avec les associations sportives, culturelles, sociales du territoire sur lequel se situe l’entreprise.
- montrer aux entreprises l’intérêt du mécénat en termes de communication interne et externe : C’est l’argument souvent utilisé quand on parle de mécénat, l’image. Mais celle-ci n’est enrichie par le mécénat que si la démarche mise en œuvre est intégrée à la stratégie de communication. Elle doit prendre en compte les valeurs, l’histoire, l’activité et les métiers de l’entreprise. Quand le mécénat est intégré à un plan de communication interne, il est nécessaire de permettre aux salariés de faire remonter des projets. Cela sera d’autant plus fédérateur.
- Mais aussi former les associations pour professionnaliser leur démarche. Il est important de leur montrer que des solutions existent, des formes de partenariat différentes de celles qu’elles peuvent déjà connaître, mais que cela demande temps et compétences.

(Photo d'archives Philippe Bataille pour le journal Sud Ouest)